
Thèbes
est le nom antique de la ville de Louxor en Egypte, c’est à Louxor que se
trouve le temple de Karnak.
La ville
de Louxor est située le long du Nil, sur la rive Orientale, c’est sur l’autre
rive que l’on trouve la montagne Thébaine avec la vallée des Rois.
A notre
sens, il s’agit d’un site archéologique particulier, Nous considérons en effet
que le relief de cette zone, constitue un élément d’information très important
pour apréhender l’histoire de cette période.
L’idée
du projet a doucement germée suite à un premier voyage en 1986, Rendons-nous
compte que des vies d’archéologues ont été consacrées à étudier des zones de
quelques mètres carrés, il nous semble qu’une restitution 3D d’une partie de la
montagne reprenant tous les sites archéologiques offrirait un grand intérêt.
Qui par
exemple a eu l’occasion d’aller jusqu’à la première tombe de Hatschepsout,
surtout en ces temps troublés ?
La
partie étudiée de cette montagne représente une zone d’environ 36 kms² avec un
dénivelé entre 80 et 500 m au dessus du niveau de la mer.
Le premier
objet du projet de cartographie 3D est de constituer un fichier DEM de la
région considérée.
Le
format des fichiers DEM
(Digital Elevation Model) est défini par l’USGS
(United States Géographical Survey) l’équivalent américain de L’Institut
Géographique National Français.
Ces
fichiers décrivent la cartographie d’une zone en 3D et permettent ensuite, une
fois importés dans un logiciel d’animation 3D de recréer des images et des
films en image de synthèses d’une très
grande précision.
En
principe, ces fichiers sont obtenus par relevés satellites, leur précision est
suffisante pour programmer la plateforme inertielle d’un missile, ou simuler le
champ d’action d’un barrage, mais trop grossier à l’échelle de l’oeil humain au
ras du sol.
l’USGS
rend disponibles au public des relevés avec une précision de 30 mètres, ce qui
est insuffisant pour notre projet.
Ce
projet s’appuie sur les relevés
photogrammétriques effectués par l’IGN en
1964, à cette époque le résultat consistait en photographies, qui une fois
traitées produisaient des cartes
monochromes avec des niveaux documentés à la main.
Il s’agit de la source la plus précise et
accessible que nous connaissions, nous
n’avons pas encore vu d’images de la zone prises par le satellite Spot 5,
mais il est vraisemblable que le profil particulièrement tourmenté rende très
difficile une précise interprétation.
Pour
revenir aux relevés de l’IGN, il faut, après les avoir scannés, colorier à la
main chaque courbe de niveau en fonction d’une palette de 256 couleurs dont
chacune correspond à une altitude précise, avec une résolution de 2 mètres, (en
clair, il faut, avec photoshop colorier un fichier PCX de 10.000x10.000, et
ce, pixel par pixel )
Nous
espérons terminer ce travail pour la fin de l’année 2002.